Le temps de l’accueil

Les glossaires bilingues
de la bureaucratie française

Cette action concerne l’ensemble du territoire français, plus particulièrement les métropoles, zones d’attraction prioritaires des migrants, ainsi que les régions frontalières ou de transit. Elle prend appui sur les mots et expressions qui jalonnent les formulaires des administrations françaises et vise à améliorer l’accueil des étrangers en France en donnant à chacun les clefs pour une meilleure compréhension de la culture de l’autre.

Pour percevoir les différences de culture qui rendent opaques les textes et formulaires de pratique quotidienne, nous nous attachons aux écarts et aux différences mises en évidence par le processus de traduction. Traduire c’est, en effet, réduire les incompréhensions, développer les capacités d’interaction et engranger les bénéfices de la diversité linguistique pour contribuer à la circulation des idées et à la cohésion des territoires.

Fêtes des langues à Aubervilliers, février 2018.

Le mot qui vous manque le plus, par la classe d’accueil du collège Henri Wallon avec le Théâtre La Cité, exposition à la Belle de Mai, octobre 2017.

Répondre aux besoins des services d’accueil, comme à ceux des nouveaux arrivants

Dans une actualité marquée par les déplacements de populations contraintes à migrer, par leurs répercussions sociales et politiques sur l’Europe, il est urgent de mobiliser tous les passeurs de mots et de langues pour :

  1. Faciliter la compréhension des différences de culture par les personnels des administrations françaises et le grand public
  2. Faciliter les démarches et la qualité de l’accueil des nouveaux arrivants et faire du vocabulaire administratif une première clé de compréhension de la culture française, donc de l’insertion
  3. Faire retour sur nous-mêmes : interroger la capacité du vocabulaire administratif à rendre compte des évolutions de la société française
  4. Dans les échanges internationaux, notamment sur les questions migratoires, susciter une meilleure prise en compte du vocabulaire des administrations et de son incidence sur l’aptitude à s’intégrer.

« Il faut au moins deux langues pour savoir qu’on en parle une » — Barbara Cassin, Genesis, 38 | 2014, 129-137.

Mise en œuvre et mode opératoire

Ce programme mobilise tant les nouveaux venus que ceux qui les accueillent, ainsi que les chercheurs, linguistes, médecins, engagés dans une recherche-action.