Les Maisons de la sagesse

Un peu d’histoire

Du 3e s. H./9e s. apr. J.-C. au 5e s. H./11e s. apr. J.-C., mus par un réel désir de science conjugué à une politique de prestige, les califes créèrent des Bayt al-hikma ou « Maisons de la Sagesse » qui devinrent très vite de grands foyers intellectuels urbains.

Pour encourager les recherches philosophiques et scientifiques et leurs applications, et garantir la préservation des travaux des Anciens, elles rassemblaient bibliothèques, centres de traduction, de copie et de reliure de manuscrits, centres de recherches et de débats scientifiques, hôpitaux et observatoires astronomiques, lieux d’accueil pour les savants-voyageurs venus parfaire leurs connaissances.

À la fois philosophes, astronomes, mathématiciens, musiciens, poètes, médecins, mais d’abord et avant tout traducteurs, ces derniers parcouraient en effet le monde, de Bagdad à Samarcande, de Grenade au Caire, de Damas à Balkh, de Fez à Ispahan.

Une Maison de la sagesse aujourd’hui ? C’est en actualisant ce modèle que nous concevons les Maisons de la Sagesse – Traduire du XXIe siècle. Lieux de circulation des connaissances et d’interaction des savoirs/sciences, lieux d’hospitalité et de dialogue entre techniques et pratiques, elles s’inscrivent dans la « vraie vie », celle de tous les jours.

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